Le Dimanche 24 Avril 2016 :

Un doux tourment

Un doux tourment

"Il Ballo", ensemble vocal et instrumental

Airs et Lamentations de Monteverdi, Caccini, Frescobaldi, Rossi, D’India et Strozzi

 

Au tournant du XVIe et XVIIe siècle, certains compositeurs tels qu’Emilio de Cavalieri, Jacopo Peri ou Giulio Caccini mettent en lumière le style récitatif au détriment du contrepoint, renouvelant considérablement l’esthétique musicale alors en vigueur à la fin du XVIe siècle.

Pénétrer le poème en l’écoutant chanter devient une nécessité de premier ordre pour ces compositeurs, qui subliment les nuances et les contrastes musicaux que nécessite l’expression des sentiments humains.

Commentaires


Antigone a dit : J'ai ressenti naturellement la grâce qui a fait co-exister le chant, la musique et la poésie. Un après midi de belle cohésion entre ces trois disciplines qui frôlent l'excellence. Bravo.
Le Dimanche 20 Mars 2016 :

Sayat-Nova Troubadour arménien du XVIIIe siècle

Sayat-Nova Troubadour arménien du XVIIIe siècle

Les musiciens, Gaguik Mouradian (kamantcha) et Haïg Sarikouyoumdjian (doudouk), collaborent depuis des années à des projets avec Jordi Savall. Une belle rencontre avec la tradition arménienne.

Commentaires


Clarisse (Londres) a dit : Chers amis mélomanes, Le kamancha et le doudouk dans les mains des maîtres musiciens, Gaguik Mouradian et Haig Sarigouyoumdjian, ont fait toute la différence pour notre événement de Sayat Nova. La conversation entre le duduk en soupire et la kamancha en pleur était l'âme de notre performance (sans parler de leur complexités techniques). Nous n'aurions pas eu l'expérience mystique si au lieu de la musique vivante, nous avions opté pour d'autres alternatives. A leur tour nos artistes ont exprimé qu'ils ont été touchés par la qualité de l'attention du public. Merci encore une fois à Marc d'avoir créé l'occasion de cet événement inoubliable et magique.
Lise a dit : Je viens de visionner la vidéo. Quelle Présence ! Tout à la fin, aux tout derniers pas du concert, le Troubadour vous serrait tous si fort dans ses bras que le mouvement vous fit aller les uns aux autres avec la légèreté d'un enfant . Les tous jeunes enfants, lorqu'ils apprennent à parler, se lancent dans un mot comme ils sautent dans une flaque d'eau, à corps perdu, la seule joie en bandoulière comme une épée tranchante qui les laisse étourdis et si heureux de la rencontre qu'ils renversent la tête en un éclat de rire. Ils rient de tout et rien à la fois, c'est la Vie qui rit en eux. Et bien ce soir là, le Troubadour, en la célébration qui fut faite, est venu " rire en vous ". Ce ne fut possible que par l'attention à porter le silence à hauteur des "paroles" et cela en chacun, le public jouant sa propre partition. L'harmonie était parfaite car personne ne cherchait la perfection, chacun sentait l'imperfection en lui mourir lentement à la chaleur du regard de " la bien aimée ". On en sort comme intimidé sans raison ...étourdi d'Amour. Merci pour le partage de ces instants de grâce.
HELENE a dit : Une belle découverte pour moi , une sensibilité exacerbée et des artistes avec une générosité exceptionnelle. Ce concert avait quelque chose de sacré. Un grand merci à Marc et au public pour un moment de partage rare.
Roxane a dit : Le concert de Lily Rose, était d'une douceur infinie, mêlant, tendresse, rythme et évasion,grâce a cette musique presque mystique...musique venant d'ailleurs et les textes si beaux, dits par Marc. Ce si joli moment enchanté, notre âme et notre émotionnel en sont encore touchés... C'est un privilège...que d'y assiter...Sabine
marpa a dit : C'était le jour du printemps, il y avait de la magie dans l'air, les arbres fleurissent sous les fenêtres, vers le dehors. Le chant du troubadour étreignit l'âme, vers le dedans. Un public attentif, une soirée de nouvelles rencontres autour d'un buffet ensoleillé créé par Michel. L'un des musiciens Arméniens parlait peu notre langue mais il trouva les mots pour dire la qualité de l'attention électrisant la salle et que l'événement est assez rare pour qu'il le mentionne.
paco a dit : De merveilleuses mélodies, portées par les mots et la musique, sont allées droit au cœur. La magie vivante des concerts de Lilyrose.
CT a dit : Le concert du 20 mars a été l'occasion de découvrir poèmes et musiques de la tradition arménienne magnifiquement interprétés. L'environnement privé de ce concert fut un régal.
Le Dimanche 7 Février 2016 :

Trio Maïka « Musiques de Grèce et alentours »

Trio Maïka « Musiques de Grèce et alentours »

Ce tout nouveau trio vous emportera dans le très riche univers des musiques de Grèce ainsi que de part et d'autres de ses 2 importantes frontières: la Bulgarie et la Turquie.

En flirtant sans cesse avec les codes des musiques orientales et plus occidentales, Maïka se réapproprie ce répertoire en faisant naviguer l'auditeur sur de nombreuses rives de la méditerranée...

Née d'une rencontre improbable lors d'un stage/masterclass de musiques des Balkans initié par le collectif « Cok Malko » (David Brossier, Wassim Halal...), le trio Maïka trouve son originalité autour de 3 instruments et 3 générations habilement réunis pour l'occasion : la virtuosité d'Hélène Richaud au Violoncelle, le subtil timbre des tambours sur cadre de Christophe Montet et la transe-trad du mondole algérien de Paul Oliver.

Commentaires


Smithe40 a dit : Im grateful for the blog article.Much thanks again. Cool.
Sebenoi a dit : Simplement , merci pour ce concert et cet après midi passé, si sereinement ... Cordialement Benoit
Michel et Armelle a dit : La force des concerts de Lily Rose , c'est l'extrême proximité avec les artistes avec lesquels les échanges de plaisir et d'énergie sont immédiats . Le trio Maïka a l'aisance scénique pour des le premier morceau créer cet échange heureux . Ils revoient la musique grecque et d'Europe Centrale par les substitutions d'instruments , percussions d'Afrique tombak et derbouka remplacent les tambourins , le violoncelle prend la partie du violon et le mondole , 10 cordes algérien le bouzouki . On ne sait plus si l'on entend des musiques et chants de Thrace ou de Crête ou des chants et musiques de l'ancien empire ottoman , la voix d'Helene dans les mélopées rappelle celle de Sœur Marie Keyrouz dans ses chants religieux grecs par sa grâce et sa beauté , sans l'austérité car Maïka propose un concert joyeux qui emporte l'auditeur .
Trio Maïka a dit : Merci Marc et tous ses amis pour ce super moment passé en votre compagnie, c'était un super concert pour nous aussi!! Paul pour le Trio Maïka!!
cath a dit : Bravo et merci pour ce concert envoûtant, enthousiasmant voyage en compagnie de jeunes talents à la fois virtuoses, frais et extrêmement originaux : trois (plus 1) personnalités intenses, très harmonieusement différentes . Ce fut un moment magique. Avec toute ma gratitude :-)
Le Dimanche 22 Novembre 2015 :

Musique Elisabéthaine: Henry Purcell -John Dowland

Musique Elisabéthaine: Henry Purcell -John Dowland

Musique anglaise interprétée par Claire Caloustian ,mezzo soprano et Leonardo Loredo de Sà, luth renaissance et archiluth.

Si tu vis à la fin de mes jours accomplis,
Quand la mort, ce rustre aura couvert de terre
Mes os et que par chance tu viennes à relire
Les vers pauvres et frustres de ton ami défunt,
Tiens compte en comparant des progrès de cet âge,
Et bien que toute plume alors sur eux l'emporte,
Garde-les pour l'amour de moi, non pour leur art,
Par d'autres surpassé avec plus de bonheur.
O ne m'accorde alors qu'une pensée aimante,
Si ce siècle et la Muse de mon ami avaient
Grandi de pair, son amour eût donné naissance
A des vers avançant en meilleur équipage:
Mais il est mort, et puisqu'il est de meilleurs poètes,
Je les lirai pour leur style, lui pour son amour.

Sonnet 32 de William Shakespeare

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Marpa a dit : La mort de Didon chantée par Claire et transfigurée par Henry Purcell au son du Théorbe clôturait le concert. Une douzaine d'amis sont restés pour le buffet et nous avons partagé quelques extraits du dernier livre de Christian Bobin paru il y a un mois: NOIRECLAIRE. C'était encore la mort transfigurée, celle de Ghislaine, par son ami poète, vingt ans plus tard. Les Concerts de Lily Rose sont aussi la mort transfigurée, celle de Susanne par son compagnon de voyage et les amants musiciens ou mélomanes. Dans les années quatre vingt dix, quand Christian Bobin est apparu sous les yeux effarés de ses contemporains, il y avait déjà quelques journalistes égarés pour poser des questions qui n'en sont pas. L'un d'entre eux s'est aventuré à interroger le poète sur ses raisons pour tisser ses livres à l'envi de chants d'amour et de mort. Il est resté prostré quand une autre question lui a été retournée: "Sur quoi d'autre vaut-il d'écrire?" .... sinon sur l'amour et la mort transfigurés. La poésie pourrait n'être rien d'autre que l'amour et la mort transfigurés, déclinés à l'infini par le regard du coeur, sur le monde et sur l'homme, sur la vie, la nature et les bêtes, les arbres, les fleurs, les montagnes et l'océan, nos frères les nuages courant l'azur, le temps et son ainée, mystérieuse et volage, l'éternité. Michel nous à récité trois sonnets de Shakespeare et nous avons célèbré les papilles avant de poursuivre la fête par le retour au silence du coeur amoureux, chacun dans sa chaumière.
Le Dimanche 4 Octobre 2015 :

Rencontres autour d'Omar Khayyâm

Rencontres autour d'Omar Khayyâm

Stéphane Lemaire interprètera au piano des compositions de Gurdjieff-Hartmann. Des textes d'Omar Khayyâm seront lus par Clarisse Minassian et Marc Bouriche.

« Contente-toi de savoir que tout est mystère : la création du monde et la tienne, la destinée du monde et la tienne. Souris à ces mystères comme à un danger que tu mépriserais. »

« Ne crois pas que tu sauras quelque chose quand tu auras franchi la porte de la Mort. Paix à l'homme dans le noir silence de l'Au-Delà ! »

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Marpa a dit : Il fallait que la voix du poète soit aussi libre que l'air dévalant la colline, libre de distractions et d'interférences, libre d'anecdotes. Il fallait faire disparaître les récitants derrière le poète et la muse. Clarisse en muse, offrant la rose, disait les quatrains de son enfance comme elle aurait chanté "à la claire fontaine".... en Farsi Marc tenait la plume du poète et célébrait Bacchus, le temps, la mort, la ronde des astres, comme l'aurait fait Khayyâm dans sa taverne. Pour faire trépigner de joie les enfants, Pour les faire crier leur frayeur, Pour que leurs larmes coulent au chagrin de la fée, Le montreur de marionnettes, dans son théâtre du jardin d'hiver, S'efface derrière ses poupées de chiffon, prend le masque de l'invisible. Nous avions donc un masque de carton, une création d'artiste, la muse et le poète conversaient dans un monde impersonnel, atemporel. Quelques larmes ont coulé, la musique de Gurdjieff participait au silence des profondeurs de la vie passante et légère à saisir quand elle passe, elle ne repassera plus jamais à l'identique. C'était Omar Khayyâm, un 4 Octobre de l'an 15 d'une ère nouvelle. Si l'humeur de l'univers nous est propice un instant, Quoique nous n'y croyions guère, tâchons d'en être contents! Vivons entre gens d'esprit: la substance de nos corps N'est que brise, que vapeur, poussière, souffle inconstant! Prends, mon coeur, le cours des choses pour conforme à ton vouloir Et pour constellés de roses les parterres de ta joie: Rien d'autre parmi ces fleurs, toi-même qu'une rosée Pendant une nuit posée que vaporise l'aurore! C'est par ces deux quatrains que s'est éteinte la voix du poète avant le piano final et la célébration Bachique.